Préparation du bateau!

Voici la liste de la préparation que je vais faire subir à mon vaisseau spatial avant le départ en mars 2014 🙂

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Carrénage de la coque
(grattage et peinture neuve)

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J'ai déjà gratté la peinture bleue sur le côté babord

Installation électrique:

-Un petit panneau solaire,
-Une batterie de voiture
-Un luminaire à leds spécialement conçu pour l’occasion par un de mes sponsors, Stan.
Il l’a fabriqué avec une imprimante 3D.
Dans la foulée,  il a assemblé un petit régulateur 12V pour le panneau solaire 🙂
Pour quand je serai branché au port,
Il y aura aussi un chargeur de batterie,
Et un petit chauffage soufflant pour sécher un peu l’intérieur du bateau.

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Esquisse de schéma électrique, à la norme definie par le code du capitaine pirate Thibaud

Il y aura donc un circuit en 12v,
et un en 24v.
Les deux seront protégés par des fusibles ou disjoncteurs, et j’installerai aussi un disjoncteur différentiel.

Régulateur d’allure.
Sorte de pilote automatique, fonctionnant avec le vent à l’aide d’une aile en bois

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Un coin table à cartes, radio,gps
Prenant la place de l’une des 4 couchettes

Un coin cuisine
composé d’un petit evier (c’est pas sur), et d’un rechaud à gaz

Une pompe manuelle
placée près de la barre dans le cockpit, en cas de voie d’eau.

Une sono!
Pour rythmer l’aventure avec du bon reggae ^^
(ou de la techtonique, comme vous voudrez :D)

Une réserve de rhum
Pour offrir, hein, moi j’bois que du lait de soja 😉

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À bientôt pour la suite des aventures 😉

interview à propos de ma cabane

Bonjour à tous,

Voici mon interview par Bruno, pour le Carabanon magazine,

à propos de ma cabane 🙂

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Salut Thibaud,Voici une série de questions auxquelles tu pourras répondre si tu veux afin d’agrémenter Carabanon Magazine n°003.

1 – Bonjour Thibaud, pourrais-tu nous dire comment et pourquoi t’es venu l’idée de construire ta cabane ?

Bonjour bruno,
j’ai construit ma cabane en 2011 dans le but d’y stoquer mes outils! Je voulais les enlever de ma maison afin de pouvoir la louer pendant l’été. Quand à moi je m’étais réservé une tente. Finallement, les outils ont fini dehors dans un abri en métal, et j’ai investi la cabane pour l’été…

2 – Vis-tu dans cette cabane toute l’année ?

Oui! En fait, je n’ai jamais plus quitté ma cabane depuis!
J’ai continué à louer ma maison le reste de l’année, bien que ma cabane ne soit alors pas prête à affronter l’hivers à ce moment là: il manquait un mur, et je n’avais pas encore mis en place d’isolation…

3 – Peux-tu nous parler des difficultés que tu as eu à construire ta cabane, étais-tu seul pour la réalisation ?

Oui, je l’ai réalisé seul. La première difficulté rencontrée fut le froid, lorsque j’entamai les travaux au début de l’année 2012 et que le thermomètre descendit à -10 pendant une semaine. Ma cabane n’est malheureusement pas perdue dans la nature comme la tienne, j’ai voulu la dissimuler entre une énorme roche qui me sépare du voisin et ma maisonette, maintenant louée. Manquant de place, mon premier défi fut d’entamer la roche avec un burineur de location pendant deux jours d’affilée. Le second gros défis fut de récupérer les eaux pluviales descendant le long du toit de la maison directement dans la cabane… J’ai installé une énorme goutière le long de la génoise, et j’ai glissé sous les tuiles une bande de goudron guidant l’eau dans la goutière afin d’éviter les fuites au maximum. Les murs en bois de l’étage de la cabane s’arretent juste au dessus de cette goutière. Pour finir, j’ai fait une sorte de cofre en bois pour masquer cette goutière qui se trouvait à l’intérieur.
Adapter la cabane à la roche ne fut pas une mince affaire: tailler la roche pout y fixer les poutres, couper les planches pour les adapter aux formes capricieuses du caillou géant…
Je me suis même amusé à débiter deux des poutres à la tronçoneuse dans un pin, dans la forêt!
Il m’a aussi falu ingurgiter un livre sur l’électricité, pour la réalisation du tableau et de toute l’installation électrique, aussi complexe que celle d’un petit appartement au final…
Le plus long et le plus fastidieux fut l’isolation, à la fin de l’été 2012… En plus, le froid gagnait rapidement, j’ai même du rentrer quelques jours dans ma famille pour laisser passer un coup de froid… Quand j’ai eu fini d’installer mon petit poele à bois et de poser les paneaux de polystyrène extrudé entre les chevrons et contre les murs, j’ai été surpris par le confort thermique que pouvait offrir ma petite construction!

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4 – Que pense tes amis, ta famille de la façon dont tu vis ?

Ma famille ne cautionne pas mon mode de vie, et ne me comprend pas vraiment. ils se font du souci pour moi, car ils ont l’impression que je régresse en renoncant à certains symboles de la réussite, au moins pour un temps… Malgrès nos points de vue différents, ils ont toujours été là pour moi.
En ce qui concerne mes amis, beaucoup sont admiratifs, et m’ont encouragés voire aidé tout au long de la construction.

5 – Administrativement, as-tu rencontré des difficultés ?

Pour être sincère, ma cabane n’existe pas, officiellement. De loin, elle ressemble à un abri de jardin. Je ne suis pas censé habiter dedans, mais dans la maison juste à côté… Oui, je sais, c’est un peu bancal tout ça. Pour la location, il s’agit de location saisonière meublée, et il m’a été assez facile d’apprendre à le gérer: on trouve facilent des modelles de contrat de location sur internet, et il suffit de tenir un calendrier avec un peu de rigueur.

6 – Pour les commodités tel que l’eau, l’électricité, les toilettes, etc. Peux-tu-nous en dire d’avantage ?

Pour l’eau et l’électricité, je n’ai pas autant de mérite que toi au carabanon! J’ai repiqué le tableau électrique de la cabane sur celui de la maison, et j’ai pris soin d’installer un compteur entre les deux pour pouvoir déduire ma consomation de la facture de la maison… Même chose pour l’eau. J’avais quand même mis en place un gros réservoir d’eau de 1000 litres, au début, pour récupérer l’eau des goutières, et arroser le jardin, mais j’ai tout enlevé car l’eau avait tendance à pourrir, et par manque de place.
En ce qui concerne les wc, là par contre j’ai joué le jeux!
J’ai choisi de fabriquer des toilettes sèches, avec les chutes de bois du plancher en pin de la cabanne! Il s’agit d’un coffre équipé d’un abatant de wc traditionel, mais un seau dont un lit de copeaux recouvre le fond remplace la céramique et l’eau… (TLB: toilette à litière biomaîtrisée).
Et ça fonctionne! Pas d’odeurs intempestives. Juste la tache d’aller vidanger le seau sur le tas de compost deux fois par semaine.
Pas de mauvaises odeurs non plus sur l’aire de compostage.
Je viens de commencer à rempoter mes plantes avec le compost mur de l’année dernière.
On trouve toutes les informations relatives aux toilettes sèches sur internet, pour ceux qui pourraient être intéressés.

7 – Pour toi, ta cabane, elle t’apporte quoi ?

Elle m’apporte beaucoup!

-Un habitat atypique et charmant, mi troglodythe, mi cabane, qui attire comme un aimant les curieux! Beaucoup de personnes sont venues visiter mon petit chez moi. Pour beaucoup, (et pour moi aussi!) la cabane représente un rêve d’enfant.

-bonne conscience! J’ai le sentiment de faire un geste écologique! La construction de ma petite cabanne n’a pas requis trop de matériaux, et certains sont de récupération, je consomme très peu d’eau grâce à mes wc secs, je brûle peu de bois pour chauffer le faible volume…

-de la souplesse: il est si facile de rajouter une cloison, ouvrir une porte… Il est si rapide de faire le ménage!

-de grandes économies, et par conséquent plus de temps, de liberté! Vraiment! Construire une cabane, même isolée et toute équipée comme la mienne, ça coûte peut être 20 ou 30 fois moins cher que d’acheter une maison! Et la vie y est elle 30 fois moins agréable? Je ne pense pas. Au contraire, dirais-je.
Aujourd’hui, je peux travailler moins. J’ai donc plus de temps pour lire, réfléchir à de nouveaux projets et les mettre en oeuvre, faire du sport, des rencontres, voyager…

-Bien que ma cabane ne soit pas dans la foret, je me sent plus proche de la nature et du monde extérieur. Ses parois laissent passer le bruit de la mer, des oiseaux, du vent, et de la vie du quartier.
De plus, lorsque l’on vit dans un espace relativement petit (18m2), On a tendance à passer plus de temps à l’extérieur, on s’ouvre sur le monde.

-L’étage de ma cabane donne sur le toit de la maison. En passant par une fenêtre, je peux aisément y monter pour voir la mer, invisible partout ailleur, de la maison comme de la cabane.

-des rencontres plus sincères! Maintenant, je sais que les filles ne me choisiront pas pour ma maison, et elles ne seront plus surprises au fil du temps par mon esprit décalé, car ma cabane en dit long sur moi!
Au passage, j’en profite pour préciser que ce mode de vie ne constitue pas un handicap de ce côté là, contrairement à ce que je pensais. En fait c’est même un gros atout! Les filles aiment l’originalité et l’autenticité. et plus que tout, elles aiment rêver!

-aujourd’hui, je suis heureux. Ça n’a pas toujours été le cas, et je sais que ma cabane y est pour quelque chose…

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8- Conseillerais-tu aux gens qui nous lisent et qui ne vivent pas comme toi, d’en faire de même ?

Oui bien sur. J’aimerai leur certifier que dans une cabane bien pensée, on vit très bien! On a pas froid, il n’y a pas plus d’araignées ou autres bébêttes que dans une maison… Pour moi, la seule difficulté que j’ai rencontré dans ma cabane, c’est le regard des autres.

Certaines personnes, imprégnées de notre société de consomation, associent l’idée qu’elles se font du bonheur à tout un tas de besoins matériels dont on a pas vraiment besoin (grande maison, grand écran plat, voiture rutilante…), et sont prêtes à vivre au dessus de leurs moyens pour donner l’illusion aux autres (et à eux même)qu’ils ont une vie heureuse… Et ils se retrouvent dans un cercle vicieux où il leur faut tellement travailler pour financer tout cela qu’ils n’ont même plus le temps d’en profiter… Mon mode de vie me permet, à l’inverse, de vivre bien en dessous de mes moyens, et d’être financièrement à l’abrit du besoin en cas de pépin. J’ai par ailleur pu diminuer mon activité professionelle depuis un an… Tout en ayant plus d’argent disponible pour aller au restaurant, me faire plaisir, et épargner…
Ce mode de vie rend possible l’indépendance financière bien plus tôt qu’en suivant le train de vie de monsieur tout le monde! Et cela permet d’avoir du temps! Du temps pour méditer, partager des moments avec les autres, développer de nouveaux projets non lucratifs, voir grandir ses enfants, les élever vraiment et partager plein de choses avec eux! C’est tellement important… Plus que de se soucier de ce que pensent les autres, à mon goût.

J’aimerai aussi en profiter pour conseiller vivement à tous ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure de faire très attention à la sécurité dans leur petite cabane, notament au feu. Disjoncteur 30 mili ampères, détecteur de fumées, poêle aux normes, etc etc…

9 – Quels sont tes pires souvenirs, et au contraire les meilleurs moments de ta vie de cabanaute ?

Mon pire souvenir, c’est quand il s’est mis à pleuvoir à l’intérieur! Ma toiture n’était pas encore au point…

Mes meilleurs souvenir?
Quand j’ai commencé à voir s’élever la structure en bois!
La première fois que j’ai fais une sieste dans la cabane alors qu’il manquait encore tous les murs!
L’après midi ou je me suis assis dans la petite cuisine et me suis dit: « ça y est! La maison est louée, maintenant c’est ici que j’habite!!! »
Quand des enfants rentrent à l’intérieur, et courent partout! Leurs yeux inocents ne posent pas de jugements! Ils veulent tous essayer le wc à copeaux par exemple!!!

10 – Comptes–tu vivre ainsi encore longtemps ?

J’ai bien l’intention de rester dans ma cabane quelques années, mais je rêve qu’un jour mon habitat vogue sur les flots, poussé par le vent! C’est mon nouveau projet. J’ai d’ailleur commencé à apprendre à naviguer.

Si c’était à refaire, le referais-tu ? Voilà Thibaud, d’avance je te remercie, n’hésite pas à en dire un maximum et si tu le désire rajouter des questions.A très bientôt je te mail dès que le nouveau numéro est en ligne.Porte-toi bien.Très amicalementBruno

Je le refais déjà! J’avais déjà vécu dans un petit campement il a 6 ans… J’avais du tout arrêter par la force des choses, mais c’est une autre histoire… Ça n’avait pas suffit pour me faire renoncer en tout cas!

Pour finir, Bonne chance et bon courage à tous ceux qui se lanceront dans l’aventure, croyez dur comme fer en vos rêves, vos intuitions, et ne laissez jamais les autres vous empêcher de les concrétiser! VOUS savez quel mode de vie est bon pour vous même.
Merci Bruno pour cet interview, et bonne continuation à toi et à toute ta famille dans le chouette univers que t’offre ton Carabanon!

Thibaud

Premier voyage avec « Voila »

Suite à l’achat du petit edel 5 « Voila »,
Il a fallu assez rapidement aller le chercher à Toulon pour le rapatrier à La Couronne.

Nous avions décidé de le faire par la mer, en guise de première excursion avec ce nouvel engin d’exploration aquatique.

Comme fier équipage, nous avions cette fois-cie:
Pierre-André, mon courageux jeune frère de 13 ans,

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Comme d’habitude Joanna, mon amie aventurière, toujours prête à prendre part aux aventures les plus loufoques,

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Et moi même, pirate d’eau douce, pressé d’essayer mon nouveau jouet!

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J’avais déjà eu l’occasion, le week-end précédent, de naviguer sur un edel 5 comme le mien.
Il s’agit du voilier de Emmanuelle, Olivier, et leurs enfants. Nous avions grâce à eux passé une journée fantastique à tirer des bords et à profiter de la baie de Toulon!

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Connaissant un peu le bateau, je me sentais prêt à prendre le départ.

Nous avons donc largué les amares, et, tout en hissant les voiles, salué notre mère restée sur le ponton du Mourillon, un peu inquiète…

La première journée fut très agréable, le vent assez faible. Quel plaisir de se mouvoir en silence sur l’eau, et surtout de savoir que nous ne rentrerions pas au même port le soir!

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Nous n’avons parcouru que très peu de distance, ne voulant pour rien au monde mettre en route le bruyant moteur.

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La nuit tombée,  nous avons atteint le petit port des sablettes.
En y rentrant, j’ai découvert avec horreur qu’il est réservé aux bateaux à moteur,  et qu’il n’y a pas de fond!
J’ai eu très peur de frapper la quille au fond, mais tout s’est bien passé. La capitainerie étant fermée,  nous nous sommes amarré assez sauvagement à couple à un gros bateau de plongée métallique.

Comme pour saluer notre arrivée tumultueuse, un feu d’artifice à détonné au dessus de nos têtes!
Nous étions aux meilleures loges 😀

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Le lendemain, nous sommes partis très tôt pour profiter de la légère brise qui s’était levée la nuit, au vent arrière.
J’avais espoir de passer ainsi le cap Sicié, réputé pour être le plus dangeureux et imprévisible de la région.

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Arrivés au niveau du cap, le vent est complètement tombé! Il est sans doute rare que la mer soit aussi calme à cet endroit!
Nous avons chaussé les palmes avec Joanna pour pousser le bateau un moment,  et j’ai profité de l’occasion pour gratter la coque et la quille sous le bateau pour nous libérer des moules qui nous ralentissaient.

Mais le léger clapot qui remuait notre esquif à la dérive s’est révélé insupportable pour l’équipage tout entier, et surtout pour Pierre-André, sensible au mal de mer.
Les cachets n’y ont rien fait, j’ai fini par mettre « mercury » (c’est la marque, mais aussi le nom de notre cher moteur) en marche.

Nous sommes donc arrivés assez rapidement au port de Bandol pour s’y reposer et y débarquer mon petit frère, pour qui cette aventure a pris fin ici.
C’est largement suffisant pour une première expérience en voilier, et il a été un bon équipier 🙂

Nous avons ensuite continué un peu le voyage jusque au petit port de la Madrague, près de Saint Cyr Sur Mer, pour y passer la nuit.

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Le lendemain fut une journée extrêmement éprouvante.
Nous nous sommes rendus au port de cassis avec beaucoup de difficulté, à cause du fort mistral que nous avions de face.

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Le bateau étant sur-toilé, gîtait fortement, et nous dérivions beaucoup.

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Quand nous sommes arrivés à cassis, exténués, un des employés du port, en cannot gonflable rouge, a tenté de nous expulser, prétendant qu’il n’y avait plus de place. J’ai bien vu que c’était faux, il y avait des places de partout. Je lui ai expliqué que s’il me forçait à sortir avec cette fatigue, il nous verrai revenir une heure après,  tracté par le bateau des secours!
Il n’a rien voulu savoir, mais nous sommes quand même allés nous amarer au bout d’un ponton le temps de souffler un peu…

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Une heure plus tard, l’homme est revenu nous voir en zodiac, un peu déridé. Il nous a accordé la place.
J’ai appris par la suite qu’ils refusent systématiquement les bateaux qui ne sont pas assez clinquants à leur goût…

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Nous etions tellement fatigués! Joanna avait du mal à tenir debout, et elle était encore effrayée par les moments que nous venions de vivre en mer…
Nos voisins de ponton, Laure, Thierry, nous ont pris en sympathie et étaient assez inquiets de l’état de Joanna.
Ils étaient pour une semaine en vacances en famille sur un grand bateau à moteur. Nous avons aussi sympathisé avec Bruno et Katia, en vacances aussi avec leurs enfants sur un voilier juste à côté.

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Cassis était magnifique, et nous nous y sentions bien. Nous étions au coeur de la ville, juste devant les artistes, les restaurants, le marché nocturne… Et le lendemain c’était agréable de voir nos voisins jouer à s’arroser avec le jet d’eau.

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Ce ponton était joyeux, et le destin a fait que nous y sommes restés deux nuits: pendant que nous dormions, le gouvernail s’est déserré, et une des charnières de ce dernier est allée se perdre dans la vase, 4 mètres plus bas… J’ai donc passé la matinée à bricoler un système de fortune, grâce au magasin nautique du port, et surtout grâce à l’aide de Bruno, qui avait les conseils et les vis qu’il me fallait pour dépanner mon safran.

J’étais alors bien déterminé à repartir, mais la météo n’était pas mieux que la veille, et notre bienveillante voisine Laure a su me raisonner. Il était évident que Joanna n’était toujours pas prête à repartir.

Il était difficile de récupérer dans ces conditions, le soleil était assommant! J’ai bricolé une sorte de tente dans le cockpit, à l’arrière du bateau, avec un sac de couchage.

Thierry et son fils nous ont invités à faire un grand tours sur le bateau à moteur, jusqu’au vieux port de Marseille. C’était génial de pulvériser les mêmes vagues qui nous avaient martyrisé la veille avec ce monstre des mers!

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Ce sont toute cette gentillesse et ces moments partagés qui font la différence entre un voyage sympa, et un voyage merveilleux!

Nous sommes partis le lendemain, le coeur gros.
Le mistral était toujours là, et nous n’avons pas vraiment pu naviguer, nous sommes allés nous abriter dans la calanque d’En-Vau.

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Comme d’habitude, l’arrivée fut fracassante!
À l’entrée de la calanque, nous avons affalé les voiles, et quand j’ai voulu démarrer Mercury, il n’a rien voulu savoir! Nous dérivions droit sur les rochers…  Après quelques baffes et 20 coups de tirettes désespérés, il a fini par partir.

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Nous sommes donc rentré dans la calanque, et là, horreur! Il y avait des bateaux de PARTOUT ! Impossible de se rapprocher du bout, abrité…
Paniqué, j’ai essayé de jetter mon ancre ici, mais elle est tombée à pic 16 mètre plus bas, inutile.

Par chance, Jean François et son épouse étaient là,  dans la même situation que nous, avec l’expérience en plus. Ils étaient sur un autre gros bateau à moteur, attendant q’un peu de place se libère.

Nous nous sommes amarrés à lui sur le côté,  son ancre tenait mieux que la nôtre,  bien que nous ayons ensuite eu a la remettre en place au moins trois fois.

Ils nous ont invité à bord pour l’apéritif, et quelques mets délicieux.
Une fois de plus, nous sommes passés en quelques secondes de l’enfer au paradis.

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Les bateaux,  pour la plupart ici pour la journée, ont commencé à partir. L’un d’eux s’est retrouvé avec son ancre coincée au fond. J’ai plongé pour aller la débloquer, au prix de quelques épines d’oursin dans les doigts!

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Ça fait plaisir de se sentir un peu utile en retour,  de temps en temps!
En plus, les Calanques sont protégées et les fonds y sont magnifiques 🙂

Le soir,  il ne restait plus que quelques voiliers, là pour la nuit.
Alors Jean-François a décidé de nous escorter, toujours amarrés, jusqu’à notre emplacement pour la nuit! La grande classe !

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Sabrina et Florian, sur leur chouette voilier, un first, nous ont vu arriver.
En fait, à peine décroché du bateau de Jean-François, je me suis accroché à celui de Florian, le temps de placer mon ancre correctement, et une amare sur la falaise à l’arrière du bateau.

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Florian est venu nous chercher avec sa petite anexe pour que nous dînions avec eux sur leur bateau.
Après une très agréable soirée,
Il nous a ramené sur Voila.

Merci à tous pour ces moments magiques à la calanque d’En-Vau!
Inoubliable…

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Le lendemain, cap sur la calanque de Sormiou.
Après seulement 10 minutes de navigation, le vent est complètement tombé…

J’ai décidé de m’entraîner à la gaudille, toujours pour éviter d’avoir à supporter le vacarme de Mercury, et parce que ce moteur m’énerve!

Un couple sur un gros voilier, a cru que nous étions en panne!
Ils se sont approchés et nous ont proposé de nous remorquer!
Nous avons accepté, c’était tellement drôle de faire du bateau-stop 😀

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Le vent est très vite revenu, mais notre « bateau pilote » etant beaucoup plus performant que le notre, nous sommes restés accrochés quand il a hissé ses voiles!
Il nous a emmené jusqu’à l’île du Frioul!
Tanpis pour Sormiou.

Nous nous sommes amarrés à un ponton, et nous sommes partis à l’exploitation de l’île 🙂

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Nous y avons rencontré un navigateur, sur son voilier, nous avons visité le centre avec ses quelques commerces et restaurants, puis nous avons fait une balade nocturne.

En débarquant, j’avais remarqué un bateau pirate dans le port.

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Et là,  en pleine nuit, pendant que je rechargais mon téléphone sur une borne électrique du port, Laure, membre de l’équipage du mystérieux bateau, est passé par là…
Voilà comment je me suis retrouvé dans le ventre de la bête à trinquer avec le capitaine et Laure.

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Je n’ai malheureusement pas de photos de l’intérieur.  C’était magnifique, j’étais au paradis, retour en enfance!
J’ai tout visité,  de la calle au pont!
Merci à toi, Laure, si tu lis ces lignes.

Le lendemain, nous sommes partis de bonne heure pour profiter du calme de la matinée, le mistral devant se lever l’après-midi.

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Nous sommes restés en panne de vent pendant des heures…
J’ai donc eu le temps de prendre quelques clichés de Marseille.

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L’ennui, c’est que nous n’avions presque pas avancé quand le mauvais temps s’est manifesté.
Le mistral nous a couché sur l’eau,  Joanna a même chuté d’un bord à l’autre du bateau.
J’avais pourtant pris soin de diminuer ma voile d’avant,
Mais n’ayant pas eu le temps de prendre un riz, nous étions,  comme d’habitude, sur-toilés…

Nous parvenions quand même à avancer contre le vent, et nous étions presque arrivés au petit port de Méjean,
Mais, par sécurité, j’ai agité les bras quand un zodiac est passé près de nous. Il nous a remorqué jusqu’à Méjan.

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Une fois de plus, nous sommes passés de cet enfer au paradis, acceullis chaleureusement par l’equipe du minuscule port de Méjan.
Ils m’ont invité à « l’apéro », et nous ont fait cadeau des deux nuitées dans le port. Un pêcheur nous a prêté sa place.

Joanna était exténuée, suite à cette mauvaise expérience en mer.

N’étant plus très loin de chez nous,  le soir, des amis terriens sont venus manger à bord 🙂

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Le lendemain,  Joanna avait retrouvé la forme, et, abrités du mistral, on a passé des heures dans le port, à essayer d’attraper des « mange-tout »! Oui, ça n’a rien d’écolo, je sais…

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Ce petit port est vraiment paradisiaque!
Il n’est accessible l’été qu’aux riverains.
(par la route)
L’ambiance est donc familiale, et très calme.
Le soir, j’ai bricolé avec une boîte de conserve un rechaud à pignes de pin -qui ne rechauffe pas- pour faire frire les poissons de Joanna.

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Puis les habitants du village ont fait la fête sur le port.
Quelle ambiance!

Le lendemain, un vent assez calme et Mercury nous ont amené jusqu’à notre destination finale: la Anse du Verdon.

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Voici la fin de cette aventure inoubliable,
Et le début d’une nouvelle, puisque à peine arrivés, il a fallu se démener pour trouver une solution pour stocker Voila pour l’hivers.

Là suite au prochain épisode!
Merci de suivre mon blog 🙂

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Nouvelle monture! Achat de « voila »!

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Cela faisait plus d’un an que j’epluchais les petites annonces de voiliers habitables à vendre sur internet.
Je savais bien que je finirai un jour par craquer!

Je vous présente donc le thibauvent 2.
Il s’agit d’un Edel 5, petit voilier de 5m40 offrant quatres petites couchettes. La cabine est spacieuse, pour la taille du bateau.

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Nous sommes allés le chercher à toulon, avec mon amie Joanna.
Il est actuellement ancré au port Saint Louis, au Mourillon.
C’est très joli, mais je ne pourrai malheureusement pas laisser le bateau là-bas.

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Quand nous sommes arrivés, nos deux vendeurs, père et fils, nous attendaient sur le bateau. Ils ont passé beaucoup de temps à me le montrer sous toutes les coutures, non sans émotion de voir partir leur petit Voilà.
Ils souhaitent faire un peu d’entretien sur le moteur, et quelques bricoles sur le bateau avant que je parte.
Ils m’ont cédé beaucoup de matériel accompagnant le bateau ainsi que toutes les cartes de la côte bleue, que j’ai bien l’intention d’arpenter bientôt !!
Merci à eux. Et vive le monde de la voile. Rien à voir avec la froideur d’une vente de voiture, où les montants sont pourtant plus élevés, souvent.

J’irai sûrement le ramener de toulon à la couronne par la mer, accompagné de Joanna et de mon petit frère Pierre André, la semaine prochaine.  Le mistral devrait s’être calmé.

À bientôt, et merci à tous de suivre mon blog!

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De Varsovie-Modlin à Moszna en auto-stop

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bonjour à tous, voici la dernière petite aventure en date!

J’ai décidé de faire un petit voyage en auto-stop en pologne, sur 5 jours, le début seul, puis la suite avec mon amie Joanna.

Je me suis donc rendu en avion jusqu’à Varsovie-Modlin mercredi dernier.

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J’ai pris soin, dans la salle d’embarquement, de préparer quelques « panneaux », avec un gros feutre et des feuilles A4.

J’ai donc commencé à faire du stop à l’aéroport, vers 10h.
Je suis arrivé à Opole le soir à 20h,
Il m’a donc fallu 10 heures pour m’y rendre. (356km)

Merci aux quatres conducteurs qui m’ont pris! Ayant trop tardé pour rédiger cet article,  je ne me rappelle malheureusement plus des prénoms.

Ce fut très agréable de papoter, à chaque fois. Pendant quelques heures, on rentre dans l’univers d’un inconnu, et on partage récits, aventures, réflexions philosophiques parfois!
Dans la même journée, on peut être amené à écouter de la musique classique, puis du rock quelques instants plus tard..

J’ai rencontré un autre auto-stopeur, qui, plus aguerri que moi, m’a donné de précieux conseils. Avant de partir, il ma aidé à dessiner un drapeau français et un smiley sur ma pancarte afin d’augmenter un peu mes chances d’être pris!

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Le lendemain, Joanna m’a fait visiter la jolie petite ville d’Opole, située dans le sud ouest de la pologne.

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À part des canards, je n’ai rien pris en photo à Opole, c’est domage, je sais :/

nous sommes repartis en auto-stop, avec Joanna cette fois,
En direction de Moszna, et de son magnifique château.

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Les jours suivants, nous avons visité la forêt et la campagne aux alentours du château, campant deux nuits perdus dans les bois!

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Pendant la seconde nuit, des sanglier sont venus promener autours de la tente, et les coups de fusils de chasseurs au loin ont retentit.
Nous n’étions pas trop rassurés, mais la nuit s’est terminée sans encombres..

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Le retour vers l’aéroport de Varsovie-Modlin fut plus laborieux.
Nous sommes partis trop tard, et n’avons pas eu autant de chance. Nous sommes arrivés tard le soir, en stop, à la gare de Chestochowa, dans laquelle nous avons pu trouver un coin reculé pour dormir un peu, jusqu’à ce que un membre de la sécurité nous invite à arrêter de camper dans la gare ^^

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Nous avons ensuite terminé le trajet en train et en bus pour être sur de ne pas rater mon avion.

Joanna est retournée en auto-stop à opole.

Une fois encore MERCI aux gens qui nous ont aidé!

Les réactions face à ce mode de transport alternatif ne sont pas toutes positives, et il faut parfois (rarement) s’attendre à des gestes de moquerie ou de dedain, mais ce sont des cas isolés.

Cette aventure prouve une fois encore qu’il y a des gens sympathique partout, et à toute heure, souvent au moment ou l’on commence à désespérer et que l’on ne s’y attend pas.

j’espère que vous avez passé un moment agréable à lire mon récit,

À bientôt pour de nouvelles aventures!

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Suite et fin de cette aventure!

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Le départ du port de Sète fut émouvant.
Mes voisins de ponton m’ont aidé à décrocher mes amares 🙂

Même un membre de la capitainerie est venu me voir partir, avec son zodiac. Il m’a remorqué sur quelques mètres jusqu’à une zone plus ventée.

Je tiens à préciser que j’ai trouvé l’ambiance fantastique, dans ce port. Même le personnel a été au top, ils n’ont pas voulu que je paye, compte tenu de la taille de mon « navire », et m’ont prêté un passe pour les douches et le portail.

Le vent a mis du temps à se lever, et j’ai palmé un bon moment.
J’en ai profité pour prendre quelques photos, au niveau de Frontignan.

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Frontignan

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Au loin, la colline: Sète. En avant plan: mon doigt

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Le vent s’est ensuite levé dans la bonnr direction, et ne m’a plus quitté jusqu’au soir.
J’ai traversé le golfe de Sète au Gros du roi d’un seul trait,
Ça fait bizarre de se retrouver à plusieurs kilomètres des côtes avec un si petit bateau!
J’ai atteint les salins du midi pour y dresser mon campement, sur une plage déserte, entre deux digues. J’ai dormi contre une grosse dune de sable pour m’abriter du mistral.

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Ces plages sont inaccessibles en voiture...

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C’est amusant, dans ce genre d’endroits, la plupart des gens que j’ai croisé étaient nus!!

Après une bonne nuit de ropos et quelques piqûres de moustiques,
J’ai repris la mer. Mistral et tramountane m’ont rapidement poussé vers les Saintes marie de la mer, oú j’ai fais une brève escale pour recharger le téléphone et manger un peu. Je suis reparti à toute vitesse, et j’ai traversé le golfe de bauduc non sans peurs, car les vagues étaient grosses pour moi… Certaines rentraient dans le bateau, j’ai du jouer de l’écope toute l’après midi. Je me suis fait pièger par des bancs de sable près de Bauduc, et les vagues venaient casser sur moi!

Une fois sorti de cette zone, j’ai rejoint le petit port des Salins de Giraud que je connais bien 🙂

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Quel endroit paisible

C’était moins chouette et un peu vide sans la présence de nos amis du passage précédent, mais ce fut une nuit reposante grâce à ma toute nouvelle technique anti-moustiques!
Je me suis glissé sous ma bache après avoir pris soin d’en recouvrir le pourtours de galets.

Le troisième jour, je n’ai navigué que quatre heures, toujours au portant, avant d’atteindre le petit port de Carro, oú ma voisine et Emmanuel (qui a été mon conseiller météo pendant le périple), m’ont accueilli sur le quai 🙂

Dernière petite frayeur en traversant le golfe de fos: je suus tombé en panne de vent, et le Rhône m’a entraîné assez loin au large malgré mes efforts à la palme.
Le vent est revenu et je n’ai admiré les cargos porte containers que de loin 🙂
8 jours pour me rendre à Sète, et seulement 2 et demi pour en revenir!

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Cargo rouge au loin, inoffensif 🙂

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Vue sur mon village, au loin! ET TÉLÉPHONE MAISON!

En attendant d’aller chercher ma remorque, -le prénom arrive bientôt – m’a permi de m’amarer à l’arrière de son beau voilier. Une dernière rencontre imprévue, à la fin même de ce beau voyage.

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Ce voyage fut un des plus riches de mon existence!
Je n’ai jamais fait autant de belles rencontres en si peu de temps auparavant.

J’ai eu peur assez souvent, surtout le premier jour, quand nous avons failli couler à cause des problèmes d’étanchéité du bateau.

J’entends encore Kévin me demander: « C’est normal que le nez du bateau soit sous l’eau?? »

Maintenant que le Thibauvent est au point, je pense renouveller l’expérience, mais à l’est cette fois-cie.

Je ne suis pas arrivé en Espagne, mais je l’ai su des les premiers jours, à en juger de ma vitesse. Il m’aurait fallu beaucoup plus de vacances.
De plus, il y a des caps dangereux à passer, comme le cap Bear, pour s’y rendre, et c’est trop risqué avec le Thibauvent.

Je considère tout de même ce petit voyage comme une réussite.

Kévin est réapparut! Tout va bien 🙂

Encore une fois merci a tous ceux qui nous ont accueilli ou aidé sur la route, et à ceux qui nous ont suivi ou soutenu par le blog.
Merci enfin à mon voisin sans qui je ne saurais pas la moitié de ce que je sais sur la mer,
Et à mes amis qui ont été mon sponsor pour ce défi 🙂

À bientôt pour de nouvelles aventures!

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The end!

Journée à Sete

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Ce matin, départ de Pierre Étienne.

Ensuite, J’ai rencontré Patrick et Laurence, et je me suis mis à l’eau avec ma combinaison pour les aider à retirer ses amares.

Je suis allé me ravitailler en ville, puis ils m’ont invité à souper sur leur grand voilier.

Demain je fais demi tours…

J’arrive à la fin du premier tiers de mes vacances, donc pour être presque sûr de ne pas être en retard à l’arrivée, je préfère faire machine arrière maintenant, même si j’adorerai continuer à explorer la côte vers l’ouest.

Comme par hasard, le vent tourne sud-est mercredi, et je l’aurai donc encore de face… Et il risque d’y avoir de la mer.

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En attendant je vais essayer de rentrer le plus vite possible…

Merci à tous mes voisins de pontons! Je n’oublierai jamais votre hospitalité, et cette escale à sète sera gravée parmi mes meilleurs souvenirs.

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Je me suis senti comme chez moi tout au bout de ce ponton magique, là ou le petit bateau à moteur m’avait déposé par hasard.
Et c’est avec un pincement au coeur que je décrocherai mes amares demain.

À suivre…

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Arrivée fracassante au port de Sète!

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Ce matin décollage à 10h.
Je suis resté coincé sur l’eau pendant 3 heures, pas un souffle de vent, et pas un souffle derrière non plus…

Puis le vent s’est levé d’un coup, et j’ai pris une averse. J’ai rapidement atteint sète.
Le problème, à sète, c’est qu’il n’y a pas de plage pour s’échouer pendant des kilomètres. Seulement des digues…

Le vent est encore monté, au moment où je me trouvais au milieu de cette zone hostile pour moi, juste à l’entrée du port.

J’ai essayé de remonter au vent pour continuer ma route plusieurs fois, mais je me suis fait malmener!!

Crevé,  j’ai fini par appeller à laide. Un bateau m’a remorqué jusqu’à l’intérieur du port.

Et là, encore, je suis passé de lenfer au paradis:
Je me suis amarré au bout d’un ponton au hasard,
et J’ai été immédiatement accueilli par Pierre Étienne sur son grand voilier, pour prendre un café. Il m’a donné le passe des douches, et nous sommes allés en ville boire un verre 🙂

J’ai aussi été accueilli par les autres voisins de ponton, puis encore d’autres!
C’est magique, tout le monde est sympa au port de Sète! vraiment.

J’ai ensuite flâné en ville, et j’ai rencontré d’autres personnes.

Quelle belle ville!

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Je pense que je vais y rester demain pour me ravitailler.

Ce soir je dors sur le Voilier de Pierre Étienne 🙂

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Bonne nuit à tous

Into the wild!

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Ce soir je joue à bear grills!

Je n’ai navigué que 3h30 aujourd’hui,
car je suis fatigué.

Mes mains me brulent à cause des bouts, et sont un peu gercées, ça cicatrise mal à cause du sel…

En plus, le vent était fort, des rafales à 25 noeuds. La mer, par contre, était parfaite. Le thibauvent a filé comme un avion! J’allais aussi vite que les bateaux de visite touristique 😀

À midi, j’ai mangé sur une plage de carnon, avec Fouad et sa famille. Ils m’ont préparé gracieusement un sandwich pour que j’économise mes provisions. Nous avons parlé un bon moment.

Ce soir je me suis échoué sur une plage déserte -presque-, bien après Palavas.
J’y ai rencontré Francis, un promeneur habitant dans le coin.

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Je me suis bricolé une mini cabane, pour m’abriter du vent et de l’humidité.
Je l’ai construite sur un gros bloc de béton, sûrement un vestige de la seconde guerre. Comme ça, si l’eau monte, je suis au sec.

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J’ai ralenti le rythme pour essayer de récupérer un peu.
(oui je sais, ça ne va déjà pas très vite…haha)

Bonne nuit à tous !

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Journal de bord, arrivée à La Grande Motte

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Pour commencer, Kévin, si tu lis l’article, donne des nouvelles à ta maman, elle s’inquiète beaucoup de ne pas te voir rentrer, et personne n’a de nouvelles de toi…

Bonne navigation aujourd’hui.
J’ai parcouru 20 miles.

3 heures au prés (vent presque de face),
et 2 heures au largue (vent presque derrière).

J’ai failli me prendre un kite surfeur, et une digue.

Je me suis arrêté une première fois au phare du grau du roi pour discuter avec les monos de l’école de kite surf,

Puis après de chouettes surfs au largue je me suis échoué pour la nuit entre Carnon et La Grande Motte.

Jean François et Corine, avec qui nous avions fait la fête il y a quelques jours aux salins de giraud, sont venu me chercher en voiture pour une nuit au chaud 😀

Oui je sais, c’est de la triche ^^

Jean François m’a aidé à étudier les cartes, et me donne un bloc carte papier, qui remplacera mon téléphone.

Je ne leur dirai jamais assez merci.

Demain, je vise Sète 🙂